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    L’année 2017 sera cruciale puisque l’industrie pétrolière et gazière canadienne s’efforce de récupérer et de croître

    En 2017, on s’attend à une année charnière pour l’industrie pétrolière et gazière canadienne, pavant la voie à l’activité de l’industrie et la relance de l’emploi au cours des cinq prochaines années, selon le rapport Perspectives du marché du travail de 2017 à 2021 pour l’industrie pétrolière et gazière canadienne diffusé aujourd’hui par la division PetroLMI d’Enform. Le rapport donne des prévisions sur le plan du marché du travail pour l’industrie en fonction de deux scénarios, le premier si les prix du pétrole se stabilisent bien au-delà de 50 $US le baril tout au long de 2017 et des années suivantes, et le second si les prix du pétrole reculent bien en deçà de 50 $US le baril.

    « L’année est bien amorcée avec une relance de l’activité et de l’embauche, en particulier au sein du secteur des services. En fait, certaines sociétés éprouvent déjà des difficultés à embaucher des travailleurs qualifiés puisqu’il y a beaucoup plus d’activités avec les appareils de forage comparativement à la même période l’an passé. Si les prix du pétrole restent stables et les conditions de marché favorables se poursuivent, une relance de l’emploi modeste sur cinq ans commencera en 2017 », affirme Carol Howes d’Enform, vice-présidente des communications et de PetroLMI. « Si les prix du pétrole reculent pendant une certaine période, on s’attend à ce que nombre de sociétés pétrolières et gazières retardent une plus grande part de leurs investissements. »

    Selon l’hypothèse que les prix du pétrole moyens se stabilisent en 2017 et augmentent de façon stable jusqu’en 2021, l’industrie aura besoin de plus de 17 000 nouveaux travailleurs pendant la période, ce qui donnera un scénario de relance modeste. Si les prix du pétrole reculent et l’activité renouvelée ralentit, l’industrie devrait éliminer d’autres emplois en 2017 et la croissance globale de l’emploi ralentira. Dans un scénario de relance retardée, l’industrie créera environ 6 700 nouveaux emplois pendant la période de prévisions sur cinq ans, selon le rapport.

    L’industrie pétrolière et gazière canadienne a perdu plus de 52 500 emplois directs en 2015 et 2016, avec des milliers d’emplois indirects en construction, fabrication, transport et autres secteurs techniques et commerciaux associés au pétrole et au gaz. À la fin de 2016, l’industrie pétrolière et gazière possédait environ 174 000 travailleurs dans des emplois directs, soit 25 % de moins que la pointe de l’industrie de plus de 226 000 en 2014.

    En fonction des prévisions en matière de production et d’investissement pour les deux scénarios du rapport, une moyenne annuelle estimée de 510 000 à 550 000 emplois directs et indirects sera soutenue par l’industrie pétrolière et gazière canadienne entre 2017 et 2021. La croissance des emplois indirects jouit d’une vaste répartition géographique puisque l’industrie s’approvisionne en produits et services à l’échelle du Canada.

    « Le rétrécissement du bassin de travailleurs et la pénurie de travailleurs qualifiés sont source d’inquiétude, surtout si l’embauche renouvelée est retardée d’une autre année, soit jusqu’en 2018 », mentionne Howes. « Le ralentissement a fait en sorte que nombre de travailleurs déplacés se cherchent un emploi dans d’autres industries; ainsi, il y a moins de nouveaux venus, comme les diplômés, qui choisissent de faire carrière au sein de l’industrie pétrolière et gazière. »

    Le rapport Perspectives du marché du travail de 2017 à 2021 pour l’industrie pétrolière et gazière canadienne est axé sur l’emploi direct au sein de secteurs principaux de l’industrie, dont l’exploration et la production (E et P) classiques, les services pétroliers et gaziers, les sables bitumineux et les pipelines. Chaque secteur est influencé différemment et doit relever des défis uniques pendant la période des prévisions.

    Tandis qu’on constate de l’activité pétrolière et gazière dans douze des treize provinces et territoires canadiens, sur le plan régional, les zones qui devraient profiter de nouveaux emplois directs sont celles de l’Ouest canadien qui possèdent des réserves dont la production est rentable, c’est-à-dire celles qui font usage de technologies telles que le forage horizontal sur plusieurs plateformes et la fracturation hydraulique en plusieurs étapes et qui ont établi des infrastructures telles que des routes, des pipelines et des installations de traitement.

    De plus, le rapport donne des prévisions en matière de main-d’œuvre pour les principales professions. Dans un scénario de relance modeste, l’industrie devra relever des défis sur le plan de l’embauche dès 2017, mais dans les deux scénarios, on prévoit des défis en matière d’embauche en 2018 et 2019 pour les professions telles que les géologues et géophysiciens, les ingénieurs pétroliers, les technologues, les directeurs des achats et les agents (y compris les agents fonciers), les gens de métier, le personnel du forage des puits de pétrole et de gaz et le personnel assimilé, ainsi que les manœuvres.

    Une main-d’œuvre vieillissante pourrait également s’ajouter aux défis de l’industrie. Environ un travailleur sur dix sera admissible à la retraite au cours des cinq prochaines années, ce qui donne 4 000 retraites possibles uniquement en 2017. Cela dit, les sociétés sondées pour le rapport ont indiqué qu’elles ne doteront pas tous les postes vacants qui découlent des retraites; les remplacements dépendront du poste, du type de travail et des solutions de rechange permettant d’accomplir le travail.

    « Tandis que l’industrie est sur la voie d’une certaine relance de l’emploi, même avec quelques départs à la retraire, on s’attend à ce que l’industrie ne récupère pas tous les emplois perdus au cours des deux dernières années », indique Cameron MacGillivray, président et chef de la direction d’Enform.

    « En route vers 2021 et au-delà, il sera essentiel d’accéder aux marchés mondiaux par le biais de nouveaux pipelines dans le but de profiter d’une pleine relance de l’emploi. Il est tout aussi important d’investir dans la technologie, l’innovation et une main-d’œuvre technique et hautement qualifiée, et ce, afin de soutenir les gains de productivité et d’efficacité des dernières années. Ces points seront essentiels si l’industrie veut être un concurrent à l’échelle internationale et assurer sa transition pour respecter la réglementation en matière d’émissions de carbone. »

    Les rapports sur le marché du travail de PetroLMI sont offerts gratuitement.

    • Perspectives du marché du travail de 2017 à 2021 pour l’industrie pétrolière et gazière canadienne
    • Perspectives du marché du travail de 2017 à 2021 pour l’industrie pétrolière et gazière canadienne :Feuille de calcul détaillées
    • Fiche descriptive : Possibilités d’emploi au sein de l’industrie pétrolière et gazière canadienne
    • 2017 Tendances des RH de l’industrie

    Le rapport est financé en partie par le Programme d’initiatives sectorielles du gouvernement du Canada

    La division Petroleum Labour Market Information (PetroLMI) d’Enform constitue une ressource principale d’information et de tendances concernant le marché de l’emploi de l’industrie pétrolière canadienne. La spécialité de PetroLMI est de fournir des données, analyses et perspectives sur la main-d’œuvre de l’industrie pétrolière, ainsi que des profils professionnels et d’autres ressources pour les effectifs et la planification de carrière.

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