Une journée dans la vie de… René Bourque, responsable des relations avec les Autochtones, West Earth Sciences Ltd.
- 4 min de lecture
Demandez à n’importe quel enfant qui frappe une rondelle contre les bandes ce qu’il veut devenir quand il sera grand, et beaucoup d’entre eux diront un joueur de hockey pour la LNH. Bon nombre d’entre eux ne sont jamais près de réaliser ce rêve, mais quelques-uns y parviennent. René Bourque a pu le réaliser.
Mais même ceux qui réalisent leurs rêves doivent finir par se réveiller et continuer à vivre. À la fin de sa carrière au sein de la LNH, René s’est tourné vers ses origines métisses, l’expérience de son père dans le domaine des sables bitumineux et l’exemple de sa famille travaillante pour se lancer dans une nouvelle carrière en tant que responsable des relations avec les Autochtones chez West Earth Sciences Ltd.
« Mon père me disait toujours : “Regarde à quel point nous travaillions fort pour vous donner tout ce dont vous avez besoin pour réussir”, dit René. Je me suis rendu compte que, sur la glace pendant la pratique, je me disais toujours que mes parents travaillaient fort, que je devrais faire de mon mieux pour améliorer mes compétences. »
Le dur labeur a porté fruit et, après une saison avec l’équipe junior des Saints de St. Albert, René a obtenu une bourse d’études pour jouer au hockey à l’Université du Wisconsin à Madison, où il a également obtenu un baccalauréat ès sciences.
« On peut dire que j’ai trouvé ma voie tardivement, dit-il. J’ai eu la chance d’obtenir une bourse et d’avoir les notes nécessaires pour entrer dans une bonne université, ce qui m’ouvrait d’autres portes si le hockey ne fonctionne pas. »
Les grandes ligues
Après ses études universitaires, il a continué de persévérer et, même s’il n’avait pas été recruté, il s’est rendu dans les grandes ligues, jouant pour les Blackhawks de Chicago, les Flames de Calgary et les Canadiens de Montréal. Plus tard, il a revêtu les chandails des Blue Jackets de Columbus, des Ducks d’Anaheim et de l’Avalanche du Colorado. René a couronné sa carrière de joueur de hockey par une médaille de bronze aux Jeux olympiques d’hiver de 2018 à PyeongChang, en Corée du Sud.
Mais dans le monde compétitif du hockey, les joueurs de la fin trentaine sont au crépuscule de leur carrière. Après 14 ans de carrière, la fierté de Lac La Biche, en Alberta, a accroché ses patins.
Après avoir pris sa retraite, René a consacré toute son attention à sa famille. Mais lorsque ses enfants sont entrés à l’école, il avait besoin de dégourdir à nouveau ses jambes de professionnel. Sa première idée a été de trouver un poste dans le monde du hockey. Quelques organisations lui ont offert du travail de dépisteur et de développement des joueurs. Il s’est vite rendu compte, cependant, que ces emplois exigeraient qu’il soit sur la route une vingtaine de jours par mois, ce qu’il n’était pas prêt à faire.
Un vieil ami et coéquipier de St. Albert, et le PDG de West Earth Sciences, a finalement appelé René pour lui demander s’il était intéressé à devenir le chef des relations avec les Autochtones de l’entreprise. West Earth Sciences offre une vaste gamme de services environnementaux et technologiques aux secteurs énergétique, gouvernemental, agricole, industriel et commercial, ainsi qu’aux Premières Nations.
Une journée dans la vie de…
Dans son rôle, René aime établir des relations, soulignant le temps qu’il faut pour jeter des bases solides et établir un lien de confiance avec certaines communautés autochtones. Il passe donc du temps sur le terrain pour en apprendre davantage sur l’histoire d’une nation et sur sa culture unique.
Lorsqu’il n’est pas sur le terrain, il est habituellement occupé devant son ordinateur à répondre à des courriels, à rencontrer des gens sur Zoom et à chercher des occasions pour West Earth d’établir des partenariats avec les communautés autochtones.
« Ma journée typique, c’est d’être en contact avec ces nations et d’essayer de comprendre comment nous pouvons travailler ensemble, fournir du travail à leurs membres et leur offrir de la formation. Je visite aussi la communauté et j’y passe du temps. Je peux assister à des pow-wow ou à des événements culturels avant même que nous commencions à parler affaires. J’apprends simplement à connaître les gens individuellement et je développe un certain lien de confiance. »
Rene Bourque, RESPONSABLE DES RELATIONS AVEC LES AUTOCHTONES
Compétences transférables
Étant relativement nouveau dans le secteur de l’énergie et jouant un rôle dans les relations avec les Autochtones, René apprend quelque chose de nouveau chaque jour. Néanmoins, il peut puiser dans ses origines métisses puisqu’il a grandi près des communautés des Premières Nations du nord de l’Alberta. Il entretient d’ailleurs des relations avec les chefs des communautés de cette région.
Même s’il n’est pas souvent appelé à lancer une rondelle dans un filet ou à rattraper un joueur en échappée pour West Earth, René souligne que le hockey est un milieu professionnel et que ses compétences de joueur de hockey professionnel lui servent dans son nouveau travail.
Il affirme qu’il est essentiel d’avoir l’esprit d’équipe, de communiquer efficacement et de faire preuve de transparence avec les gens, que ce soit dans un vestiaire ou dans une communauté des Premières Nations, pour entretenir des relations solides et atteindre les objectifs.
« C’est utile pour entreprendre de nouveaux projets ou faire affaire avec de nouvelles communautés, et même simplement pour essayer d’avoir des conversations sur ce qui se passe, ce que nous devons faire et ce dont les communautés ont besoin, dit-il. Si quelqu’un me téléphone, je suis disponible et je montre un esprit d’équipe. »
Société
Emplacement
Calgary, Alberta
Éducation
Baccalauréat ès sciences de l’Université du Wisconsin à Madison
Le salaire, le niveau de scolarité et l’avancement peuvent varier d’une entreprise à l’autre.
Trouvez un poste qui vous convient. Examinez les possibilités d’emploi offertes.