Une journée dans la vie de… Franki, collaboratrice des opérations techniques, Carbon Management Canada
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S’épanouir au travail
Selon sa définition habituelle, le captage du carbone est un processus de collecte et de stockage du dioxyde de carbone (CO2) généré par la combustion de combustibles fossiles ou de biomasse (combustibles d’origine végétale).
En pratique, le captage du carbone est un exploit scientifique qui va aider le monde à atteindre l’objectif zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici 2050, et c’est l’une des technologies propres qui connaît la croissance la plus rapide dans le secteur de l’énergie au Canada.
“« C’est passionnant de travailler avec ces technologies et de voir directement comment elles fonctionnent et comment elles surmontent les défis opérationnels », explique Franki Race.
Diplômée du programme de sciences naturelles de l’Université de Calgary, elle a d’abord été attirée par la technologie de l’énergie éolienne et espérait devenir opératrice dans une centrale nucléaire de l’est du Canada. Aujourd’hui, cette collaboratrice des opérations techniques âgée de 26 ans travaille à l’installation du comté de Newell de Carbon Management Canada (CMC) au sud de Brooks, en Alberta. Le CO2 y est stocké sous terre et rigoureusement étudié.
Ce site réunit des représentants de l’industrie, des développeurs de technologies et des chercheurs du monde entier pour élaborer des pratiques exemplaires en matière de stockage du CO2, de sûreté, de sécurité et de surveillance. Le savoir et l’innovation sont de grandes sources de motivation sur ce site qui sert de terrain de jeu pour la recherche de pointe.
« CMC m’a donné l’occasion de m’épanouir en tant qu’individu et sur le plan professionnel. Du fait que je travaille au sein d’une petite équipe, j’ai la chance de participer à tous les aspects de l’entreprise et de ce que nous faisons », confie-t-elle.
Un apprentissage permanent
Apprendre de l’équipe et des partenaires de CMC fait partie de ce que Franki apprécie le plus dans son travail.
« J’aime vraiment apprendre tous les jours. C’est génial », déclare la jeune femme native de Cranbrook, en Colombie-Britannique. « Et il y a des tonnes de choses à apprendre. »
Elle ajoute : « Rien n’est jamais pareil et il y a sans cesse de nouvelles choses qui se passent. Le travail n’est jamais ennuyeux, il y a toujours de nouveaux défis à relever. »
Depuis son arrivée à CMC il y a plus de trois ans, elle a obtenu une certification en transport de marchandises dangereuses; elle a appris à utiliser un système de positionnement par satellite appelé cinématique en temps réel; et elle maîtrise le système de signalement en ligne de l’Alberta Energy Regulator, l’organisme qui supervise la sécurité publique et la protection de l’environnement pour le secteur de l’énergie dans la province.
Un équilibre retrouvé
Franki dit qu’elle a appris à concilier travail et vie personnelle.
« Nous avons travaillé à distance [pendant la pandémie de COVID-19], et c’était difficile. À peine levée, je m’installais pour travailler sur la table de la cuisine et il m’était difficile de trouver un équilibre entre travail et vie personnelle. J’ai dû fixer beaucoup de limites pour ne pas m’épuiser », dit-elle.
L’établissement de limites lui a donné plus de temps pour une variété d’activités. Parmi elles, s’occuper de son chien Piper, un labrador de deux ans, faire du ski à Kelowna et à Revelstoke en hiver et faire du camping des deux côtés des Rocheuses (en Colombie-Britannique et en Alberta) en été. Franki se rend aussi régulièrement chez ses parents, dans leur résidence familiale située au bord du lac à Cranbrook, et elle s’est récemment mise au crochet.
Franki est heureuse d’avoir quitté sa table de cuisine et réussi à éviter l’épuisement professionnel. Maintenant qu’elle est de retour au bureau et sur le terrain chaque jour, Franki a renoué avec la passion et retrouvé du sens dans son travail.
Pour l’heure, la société a toujours besoin d’une industrie pétrolière et gazière fonctionnelle, et le virage [vers l’énergie propre] est un processus dont l’ampleur dépasse largement ce que les gens pensent. Il est essentiel de soutenir cette transition tout en maintenant la capacité énergétique dont la société a besoin pour fonctionner. Ajouter de nouvelles sources d’énergie tout en apprenant à gérer les émissions existantes est une excellente solution.
Franki Race, Collaboratrice des Opérations Techniques, Carbon Management Canada
Une journée typique
Franki est basée à Calgary et se rend souvent dans le comté de Newell. Ses journées de travail varient selon l’endroit où elle se trouve.
« Quand je suis au bureau, je traite beaucoup de courriels et je participe à de nombreuses réunions pour coordonner les projets, m’assurer que tout est en ordre et payé, etc. », explique-t-elle. « Sur le terrain, chaque journée est différente. Parfois, il s’agit de remplacer l’équipement sur le terrain ou d’aider à mettre sur pied et à organiser un projet, une installation ou des essais. D’autres jours, je veille à ce que l’entretien et les essais soient effectués pour faire rapport à l’AER et je vérifie que tout est en bon état de fonctionnement sur le site. »
Au bureau, le travail de Franki va aussi de la collecte et de l’étalonnage des données au travail sur les budgets, en passant par la signature de contrats et la facturation. Sur le terrain, elle peut appuyer des projets de clients, effectuer des essais de rejet contrôlé pour la technologie de détection du méthane et le développement, ou encore superviser des essais de puits.
Passionnée par l’importance de changer les choses dans le secteur de l’énergie au Canada, elle reconnaît que le changement et le progrès exigent de la patience.
« J’ai appris que tout prend plus de temps que prévu. Même avec une excellente idée capable de changer le monde, on ne peut pas agir du jour au lendemain. Il faut du temps pour planifier et consulter. Les décisions qui ont trait au changement ne se prennent pas à la légère », ajoute Franki. « J’ai aussi appris que même si l’on informe et consulte le public autant qu’on peut le faire, le changement n’est pas toujours accepté. Il faudra éduquer plusieurs générations sur le secteur de l’énergie pour voir un changement de mentalité dans la société. »
Société
Emplacement
Calgary (Alberta)
Éducation
Diplôme d’études postsecondaires
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