L’avenir est prometteur : les secteurs émergents de l’industrie de l’énergie au Canada
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L’industrie canadienne de l’énergie, née de l’exploitation du pétrole et du gaz, évolue. Elle est désormais chargée d’un double mandat : augmenter sa production pour répondre à la demande énergétique nationale et mondiale, tout en poursuivant un avenir à faible émission de carbone pour atteindre les objectifs mondiaux de carboneutralité.
Pour répondre à ces besoins, de nouveaux secteurs émergent au sein de l’industrie canadienne de l’énergie. Les sources d’énergie à faibles émissions de carbone, notamment les biocarburants et l’hydrogène, et les procédés tels que le gaz naturel liquéfié ainsi que le captage et le stockage du carbone, permettent à l’industrie de l’énergie d’atteindre son objectif ultime de production d’énergie à faibles émissions de carbone.
Voici quatre secteurs émergents qui témoignent des possibilités croissantes qu’offre l’industrie énergétique canadienne.
Biocarburants : la puissance du soleil
Les biocarburants sont des sources d’énergie renouvelable produites à partir de matières biologiques qui emmagasinent l’énergie solaire. Ces matières, communément appelées biomasse, comprennent le bois, les huiles végétales, les graisses animales ainsi que les sous-produits et déchets alimentaires.
Le saviez-vous?
Les appellations « carburants produits à partir de la biomasse » et « biocarburants » sont utilisées de manière interchangeable. La biomasse désigne toute matière organique dérivée de plantes ou de déchets animaux puis transformée en sources d’énergie, appelées biocarburants.
Les biocarburants répondent aux mêmes normes de qualité que les carburants à base de pétrole. Ils peuvent être utilisés dans les moteurs et les infrastructures existants. La biomasse se distingue des autres sources d’énergie renouvelable telles que l’énergie éolienne et solaire, car elle peut être transformée en biocarburants liquides pour les transports. Elle se rapproche ainsi de l’essence, du carburéacteur et du diesel. Les biocarburants les plus utilisés aujourd’hui sont l’éthanol et le biodiesel.
Gaz naturel liquéfié (GNL) : répondre à la demande mondiale
Le gaz naturel est une source d’énergie reconnue qui chauffe les maisons et alimente les industries du monde entier. Si un réseau de pipelines bien conçu permet de transporter le gaz naturel dans toute l’Amérique du Nord, les pipelines ne permettront pas de répondre à la demande croissante de gaz naturel sur les marchés plus lointains. C’est là que le gaz naturel liquéfié (GNL) entre en jeu.
Le saviez-vous?
À l’état liquide, le gaz naturel est environ 600 fois plus petit qu’à l’état gazeux.
Le GNL est un liquide incolore, inodore, non corrosif et non toxique formé par le refroidissement du gaz naturel à environ -162 °C. Ses vapeurs ne brûlent que lorsqu’elles sont exposées à une source de chaleur élevée, à des concentrations comprises entre 5 et 15 % lorsqu’elles sont mélangées à l’air. En tant que liquide, le gaz naturel se rétracte considérablement et est stocké à une pression relativement faible. Le GNL est donc plus sûr et plus rentable à expédier dans le monde entier.
Le projet de LNG Canada en Colombie-Britannique sera la première installation de GNL du Canada. Une fois terminée, l’usine fournira initialement environ 6,5 millions de tonnes de GNL par année (Mt/a) avant de passer à 14 Mt/a, et peut-être à 26 Mt/a plus tard. LNG Canada indique qu’au plus fort des travaux de construction, 4 500 emplois devront être pourvus, notamment des postes de soudeurs, d’électriciens, de tôliers, de chauffeurs de camions de transport, de chaudronniers, de finisseurs de béton et de nombreux autres métiers et professions. Compte tenu de la nature du travail par quarts, ce chantier devrait donner du travail à environ 7 500 personnes.
Grâce à ses abondantes réserves de gaz naturel, le Canada est en passe de devenir un important producteur de gaz naturel, alors qu’il gagne du terrain sur les marchés mondiaux.
Captage et stockage du carbone (CSC) : des solutions à faibles émissions de carbone
Le captage et le stockage du carbone (CSC) consistent en un ensemble de technologies de pointe conçues pour empêcher le rejet dans l’atmosphère des émissions de CO2 provenant de grandes exploitations industrielles. Il s’agit de capter ces émissions et de les stocker de manière sécuritaire et définitive dans des formations géologiques souterraines.
Les sources ponctuelles de captage du carbone sont notamment les installations industrielles de fabrication de produits tels que le ciment ou l’acier, ainsi que les installations de traitement du pétrole et du gaz naturel. Le captage direct dans l’air permet de capturer le CO2 déjà présent dans l’atmosphère pour le transporter vers des sites de stockage par pipeline, camion, train ou bateau. Après le transport, il est injecté dans des formations rocheuses profondes et poreuses recouvertes d’une couche de roche imperméable, appelée roche-couverture. Les entreprises doivent surveiller les réservoirs de stockage et les puits d’injection pour s’assurer que le CO2 demeure sous terre de façon permanente.
CSC ou CUSC?
Le captage et le stockage du carbone (CSC) désigne le processus qui consiste à extraire l’excès de carbone de l’atmosphère et à le stocker en toute sécurité sous terre. Toutefois, on parle également de captage, d’utilisation et de stockage du carbone (CUCS) : certaines industries innovent pour exploiter le carbone capté à des fins utiles, comme la fabrication de savon et de béton.
L’expérience, les connaissances et la technologie du Canada en matière de pipelines, d’infrastructures, de réservoirs de pétrole et de gaz épuisés et d’exploitation globale des sites peuvent favoriser l’essor du secteur du CSC. La main-d’œuvre est transférable entre les deux secteurs, ce qui offre de multiples possibilités de carrière à long terme aux travailleurs.
L’hydrogène : une occasion abondante
En tant qu’élément le plus abondant de la Terre, l’hydrogène a un énorme potentiel pour contribuer aux efforts mondiaux en faveur d’une économie carboneutre. La croissance du secteur s’accompagnera d’une demande de travailleurs qualifiés et d’une augmentation rapide de la main-d’œuvre. Il faudra peut-être attendre plusieurs années avant qu’il ne devienne une option énergétique importante, mais l’industrie énergétique canadienne est bien placée pour développer cette possibilité et en tirer parti.
Le saviez-vous?
Ressources naturelles Canada prévoit que l’hydrogène pourra générer plus de 350 000 emplois et plus de 50 milliards de dollars de revenus directs par an d’ici le milieu du XXIe siècle.
L’hydrogène est utilisé dans de nombreux procédés industriels actuels, tels que le raffinage du pétrole et du gaz, et sert de matière première pour les engrais. En tant que combustible, sa densité énergétique élevée lui permet de stocker beaucoup d’énergie dans de petites proportions, ce qui ouvre la voie à plusieurs utilisations potentielles, notamment le chauffage domestique, la production d’électricité, le stockage d’énergie à long terme et les piles à combustible pour alimenter les véhicules. Lorsqu’il est brûlé, l’hydrogène pur produit de la chaleur ou de l’électricité sans émettre de CO2. La vapeur d’eau est le seul sous-produit. Mais des émissions peuvent encore être générées, selon les méthodes de production et de transport utilisées.
Défis et possibilités
Avec l’objectif de carboneutralité du Canada pour 2050, l’ensemble de l’industrie de l’énergie consacre beaucoup de ressources et d’attention à la réalisation du potentiel de l’hydrogène. C’est un formidable espace pour les nouveaux travailleurs et les travailleurs plus expérimentés qui réorientent leur carrière pour s’établir dans l’évolution énergétique du Canada.
Les secteurs émergents sont synonymes de nouvelles possibilités de carrière
L’industrie énergétique du Canada devient de plus en plus intégrée à mesure que de nouveaux secteurs émergent. De nombreuses compétences et de nombreux domaines d’expertise se recoupent d’un secteur à l’autre, alors que le secteur canadien de l’énergie s’efforce de remplir son double mandat : accroître sa production tout en poursuivant un avenir faible en carbone.