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    Mise à jour de 2019 sur le marché du travail – Main-d’œuvre en construction

    Les nouveaux projets d’infrastructures dans l’industrie pétrolière et gazière se traduisent par des emplois dans le domaine de la construction.

    Les emplois directs dans le secteur pétrolier et gazier canadien ont tendance à se concentrer dans l’Ouest et l’Est canadiens, généralement là où il y a des activités de production. Toutefois, les emplois indirects touchent plus de régions géographiques parce que l’industrie s’approvisionne en biens et en services partout au Canada. En 2017, les dépenses de l’industrie pétrolière et gazière canadienne ont créé approximativement 178 000 emplois directs et plus de 350 000 emplois indirects.

    Les dépenses de l’industrie pétrolière et gazière contribuent à la création de nombreux emplois dans le domaine de la construction au Canada. En fait, le domaine de la construction représente près du tiers des emplois indirects créés par l’industrie pétrolière et gazière, ou 107 000 emplois. À la suite de la réduction des dépenses ces dernières années, des emplois en construction ont été perdus, mais des investissements dans des projets d’infrastructures permettront de redresser la situation dans une certaine mesure.

    Comme vous l’avez probablement lu dans l’un de nos récents billets de blogue intitulé Un investissement dans de nouvelles infrastructures de gaz naturel donnera lieu à la création d’emplois, l’industrie du gaz naturel liquéfié (GNL) aura besoin de milliers de travailleurs pour la planification et la construction d’infrastructures afin d’assurer le transport, la transformation et l’exportation de GNL vers les nouveaux marchés internationaux à partir de terminaux situés en Colombie-Britannique. LNG Canada se prépare à construire une installation d’exportation dans le district de Kitimat, en Colombie-Britannique, qui se résumera à deux unités de traitement de GNL, appelées « trains ». Il est estimé que 4 500 travailleurs seront nécessaires sur place d’ici 2021, au plus fort de la construction.

    La construction du projet de pipeline Coast GasLink, qui consiste en un gazoduc d’environ 670 kilomètres, a débuté en janvier 2019, et au total, environ 2 500 travailleurs seront embauchés pendant les quatre années des travaux de construction. Ce gazoduc transportera les ressources de gaz naturel au terminal de GNL à Kitimat et à ses trains de traitement.

    Par ailleurs, lorsque le projet d’expansion du pipeline Trans Mountain sera approuvé, près de 5 500 travailleurs seront nécessaires pendant la période de pointe de construction.

    Possibilités d’emplois en Colombie-Britannique

    Ces trois projets de construction exigent une main-d’œuvre spécialisée, créant des milliers d’emplois pour les habitants de la Colombie-Britannique. La province connaît déjà un essor dans le secteur de la construction non résidentielle. ConstruForce Canada estime que d’ici 2021, la Colombie-Britannique aura besoin d’au moins 13 000 travailleurs supplémentaires venant de l’extérieur de la province et d’autres industries pour suivre le rythme de la demande.

    Emplois à l’échelle du Canada

    Deux installations pétrochimiques et une usine de traitement du méthanol généreront de nouvelles possibilités d’emplois dans le domaine de la construction à l’est des Rocheuses.

    Le complexe pétrochimique de Heartland de la société Inter Pipeline emploiera 2 300 travailleurs sur le chantier au cours de ses quatre années de construction. Pembina Pipeline mène un projet de construction semblable et prévoit embaucher 3 000 travailleurs sur le chantier au cours des quatre prochaines années.

    À Grande Prairie, Nauticol Energy construit cette année une usine de traitement du méthanol qui permettra de créer environ 1 000 emplois. Cette entreprise envisage également de construire une usine semblable à Bécancour, au Québec, dès 2020.

    En Nouvelle-Écosse, le projet de construction de GNL Goldboro de Pieridae Energy pourrait également aller de l’avant cette année et exigera environ 3 500 travailleurs en période de pointe. À Terre-Neuve-et-Labrador, des projets plus vastes tirent à leur fin, ce qui signifie que le nombre d’emplois en construction devrait diminuer. Toutefois, si un projet d’envergure comme celui de Bay du Nord est approuvé, les pertes d’emplois pourraient être minimes.

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